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Campagnes

Campagnes mondiales

  • Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes. La campagne est axée sur la défense des droits des femmes au niveau mondial, sur le renforcement des partenariats et sur les efforts déployés aux niveaux régional et national, sous la direction des Nations Unies. Les États sont encouragés à promulguer, à renforcer et faire appliquer les lois en matière de violence à l’égard des femmes. Le Secrétaire général est également en train de constituer un réseau mondial de leaders masculins participant à la mobilisation des hommes et des garçons en les engageant dans la lutte contre la violence faite aux femmes (en russe).
  • Dites non – Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes (UNIFEM). Cette campagne mondiale utilise Internet pour promouvoir la lutte contre la violence à l’égard des femmes. Le mouvement cherche à obtenir que cette lutte devienne une priorité pour tous les États.
  • Seize jours d’activisme contre la violence sexiste : Campagne du Centre pour le leadership mondial des femmes (en anglais). Cette campagne fournit des outils permettant d’organiser des campagnes au niveau régional, au niveau national ou au niveau de la communauté. Le site Internet fournit des instruments de campagne et les liens vers d’autres informations.
  • Campagne du ruban blanc (WRC). C’est la plus vaste campagne lancée dans le monde par des hommes travaillant à l’élimination de la violence faite aux femmes. Dans plus de 55 pays, les campagnes sont organisées par des hommes ainsi que des femmes, même si elles sont axées sur l’éducation des hommes et des garçons. Dans plus de 60 pays, les campagnes annuelles de sensibilisation, d'éducation et le public sont menées par des hommes et des femmes, même si l'accent est mis principalement sur ​​l'éducation et la participation des hommes et des garçons à mettre fin à la violence.

Exemples de campagnes spécifiquement ciblées

Violence domestique

  • Croatie – Une enquête réalisée en 2003 en Croatie a indiqué que la violence commise lors de relations amoureuses occasionnelles entre jeunes était un problème très répandu, et que les jeunes ne disposaient de très peu d’informations sur le sujet. Suite à l’enquête, le Centre pour l’éducation, le conseil et la recherche (en anglais) a élaboré des programmes et un site Internet dans le cadre du Programme de prévention de la violence dans les relations amoureuses occasionnelles. Des instructeurs spécialement formés ont présenté le programme à plus de 2 000 élèves dans 22 villes croates et ils demandent que ces formations fassent partie intégrante des programmes scolaires officiels. Voir : UNIFEM, A Life Free of Violence is Our Right! (Vivre sans violence est notre droit !), p. 27 (2007).
  • Danemark – Le ministère des Affaires sociales et de l’Égalité entre les sexes a lancé une campagne de sensibilisation d’un mois, Mettre fin à la violence faite aux femmes – Briser le silence (en anglais). Le message a été diffusé par affichage urbain, affichage dans les autobus et les trains, spots télévisés et sur Internet. Les Textes étaient rédigés en neuf langues : danois, anglais, bosniaque, turc, arabe, somali, thaïlandais, russe et persan.
  • Inde – Breakthrough est une ONG indienne qui utilise les médias populaires pour sensibiliser divers publics aux droits fondamentaux de la personne, y compris au droit des femmes à vivre sans violence. L’organisation a produit une chanson pop et un clip vidéo sur une survivante de la violence domestique, qui ont atteint 26 millions de foyers répartis sur l’ensemble du territoire et ont figuré parmi les dix premiers au hit-parade indien. Voir : Étude approfondie de toutes les formes de violence à l’égard des femmes du Secrétaire général des Nations Unies, p. 99 (2006)
  • États-Unis – Le Projet Clothesline (en anglais) a été lancé aux États-Unis par un groupe de femmes qui voulait sensibiliser l’opinion à la violence faite aux femmes. Elles ont fabriqué des chemises exprimant leur expérience de la violence et les ont pendues dans des lieux publics sur des cordes à linge. C’est devenu un mouvement international et plus de 500 projets ont été lancés dans le monde entier, et quelque 50 000 chemises ont été confectionnées par des femmes soucieuses de sensibiliser l’opinion à la violence.

 

Violence liée à la dot

  • Pakistan – L’Association pour la promotion de la communauté, de la santé, de l’éducation et de la formation (en anglais) a élaboré un programme de sensibilisation sur la violence liée à la dot pour répondre à des demandes formulées dans l’opinion. La campagne, appelée Lutte contre la dot, est axée sur les perceptions, les comportements et les pratiques liées à la dot dans la société pakistanaise, sur l’information des jeunes et des écoliers en priorité sur le sujet des risques sociaux, économiques, psychologiques et sanitaires du système de la dot et de la violence qui en découle, sur le recrutement des médias de masse pour la promotion et la diffusion des messages de sensibilisation contre les répercussions de ce système, sur le lobbying en faveur de réformes juridiques et sur la mobilisation des écoliers et des parents contre la dot. L’association a produit un livre (en anglais) sur la violence liée à la dot et est en train de produire un programme télévisé appelé « FAD-jahez k khilaf jang » comportant 13 épisodes traitant chacun de divers sujets liés à ce type de violence, notamment les protections offertes par la loi et les lacunes de celle-ci. Voir : Fight Against Dowry (Lutte contre la dot), The Communication Initiative Network.

 

Mutilations génitales féminines

  • Sénégal –L’ONG Tostan a été le coordinateur d’un programme éducatif efficace au niveau communautaire, dans une région du Sénégal où la prévalence des MGF est estimée à plus de 85%. La structure du Programme d’autonomisation de la communauté, a permis d’intégrer dans l’éducation aux droits de la personne et à la santé des activités d’autonomisation pour les femmes et les hommes. Le programme a mesuré les attitudes de ceux et celles qui avaient reçu cette éducation, ainsi que les taux de MGF signalés. Ces deux indicateurs ont montré des signes d’évolution positive ce qui signifie que le programme a vraisemblablement produit un certain effet. Voir : Évaluation à long terme du programme de Tostan au Sénégal (2008).
  • Tanzanie – Dans le cadre du réseau mondial « StopFGM/C », l’Association des femmes dans les médias tanzaniens a mené une campagne à multiples facettes dans divers médias que sont la presse écrite, la radio et la télévision, ainsi que par le biais de la poésie et du traditionnels. En 1998, la Tanzanie a adopté la Loi sur les infractions sexuelles qui, pour la première fois, interdisait les MGF. Devant la persistance clandestine de ces pratiques malgré l’interdiction, l’association a lancé une vaste campagne médiatique. Des enquêtes ont été menées auprès des journalistes et du public, et il a été produit un kit médias ainsi qu’un module de formation à l’intention des journalistes, des spots radios, des reportages télévisés et des communiqués de presse qui ont été envoyés aux médias. La presse écrite a publié un total de 120 articles sur les MGF, dont 39 en anglais et 91 en kiswahili (langue comprise par près de 90% des Tanzaniens). D’autres programmes ont été diffusés par les stations de télévision. Voir : TAMWA Model Campaign with the Media (TAMWA, Campagne modèle dans les médias), StopFGM/C.org.

 

Mariages forcés et précoces

  • Afghanistan – La Commission indépendante sur les droits de l’homme en Afghanistan (AIHRC) a fêté la Journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes par une campagne appelée « Ne détruisez pas l’avenir de vos enfants par des mariages forcés » (en anglais). La journée a été marquée par l’organisation de conférences, de réunions publiques, de rassemblements et d’émissions dans les médias. Des messages émanant du président de la Cour suprême, du président du Parlement, du ministre de la Justice, du président de la Commission pour la paix et la stabilité et de particuliers condamnant les mariages forcés ont été diffusés par les chaînes de télévision publiques et privées de Kaboul. Des panneaux portant des messages sur les mariages forcés et précoces ont été installées sur les cinq grandes places publiques de Kaboul.
  • Bénin – Mis en place par l’USAID, le projet Droits des femmes a mené au Bénin une campagne éducative relative au nouveau Code de la famille, lequel repousse l’âge du mariage. Le projet a d’abord réuni des associations de la société civile qui ont coopéré à l’élaboration d’instruments pouvant aider à faire comprendre le Code au niveau local et ont produit une version simplifiée de celui-ci, qui a été traduite en cinq langues. Ces associations ont alors toutes accepté d’utiliser ces instruments pour que le message soit cohérent dans toutes les régions. En même temps qu’étaient diffusés des messages dans les médias, qu’étaient organisés des événements spéciaux et qu’étaient distribués des T-shirts affichant le nouvel âge minimum du mariage, la version simplifiée du Code a été distribuée au cours d’ateliers organisés dans le pays tout entier, après une présentation par un facilitateur local utilisant la langue locale. La brochure était si facile à lire que les associations ont commencé à l’utiliser également dans les ateliers d’alphabétisation. Le programme d’éducation incorporait également les pratiques culturelles traditionnelles et impliquait la chefferie locale. Voir : USAID, Annual Report on Good Practices, Lessons Learned, and Success Stories (Rapport annuel sur les bonnes pratiques, les leçons apprises et les succès), 13-14, 17-18 (2006).

 

Pratiques traditionnelles et initiatives à base confessionnelle

  • Mauritanie – La participation des imams locaux a considérablement facilité un projet lancé par les sages-femmes à l’intention des survivantes de violences sexuelles. L’Association mauritanienne pour la santé de la mère et de l’enfant (AMSME) est une ONG locale qui a reçu des financements de l’UNFPA et d’autres bailleurs de fonds. L’objectif était d’améliorer leur formation et de sensibiliser la communauté sur les questions de violence sexuelle. L’AMSME a élaboré divers programmes destinés aux femmes et aux filles, mais c’est en associant les imams au projet qu’elle a pu commencer à faire évoluer l’opinion sur le sujet. Les fondatrices du projet ont ciblé les imams progressistes et obtenu leur appui. Ces derniers ont participé à des ateliers de sensibilisation et ont justifié le projet comme constituant une action humanitaire dont bénéficieraient tous ceux et toutes celles qui souffrent et qui sont les plus vulnérables. Les imams ont trouvé dans le Coran des arguments justifiant des activités telles que les conseils et les soins médicaux aux victimes de viols et les ont communiqués à la police, aux magistrats et aux représentants de l’État pour obtenir leur soutien à des actions d’aide aux survivantes de viols. Voir : UNFPA, Programming to Address Violence Against Women: 10 Case Studies (Les programmes de lutte contre la violence à l’égard des femmes : 10 études de cas), p. 1-10 (2007).

 

Crimes d’honneur

  • Syrie – En 2008, suite à un meurtre d’honneur très médiatisé à Damas, la Commission syrienne aux affaires familiales a réuni la première Conférence nationale sur les crimes d’honneur (en anglais) pour sensibiliser l’opinion et encourager le débat sur la question entre l’État et les chefs religieux. La conférence, à laquelle ont participé des représentants de la société civile ainsi que des membres du parlement, a émis une recommandation en faveur de l’abrogation de certaines dispositions de la législation syrienne prévoyant l’impunité pour les crimes d’honneur. Voir : National Forum on Honor Crimes (Forum national sur les crimes d’honneur) ; First National Meeting on Honor Crimes (Première conférence nationale sur les crimes d’honneur), Base de données du Secrétaire général de l’ONU sur la violence contre les femmes.

 

Maltraitance à l’égard des veuves

  • Sensibilisation concernant les contrats de mariage au Maghreb – L’ONG internationale Global Rights a collaboré avec des partenaires locaux à l’organisation de consultations communautaires destinées à faire mieux connaître et mieux comprendre aux femmes ce qu’est le contrat de mariage en droit islamique. Cet instrument peut être un outil de protection des droits de la femme mariée ainsi que ses droits lors de son veuvage éventuel, qu’elle désire se remarier ou rester célibataire. Des dizaines de consultations ont touché plus de 1 400 femmes au Maroc, en Tunisie et en Algérie. Si leur premier objectif était de demander aux femmes ce qu’elles ressentaient, ce qu’elles avaient vécu, et de recueillir leur point de vue, les débats ont également joué un rôle considérable de sensibilisation concernant le sujet du contrat de mariage et des droits des femmes en général, non seulement parmi les participant(e)s, mais également chez des parties prenantes extérieures et auprès de personnes vivant au sein des communautés où étaient organisées ces consultations. Toutes les associations impliquées ont indiqué qu’à la suite des consultations nombre de participantes et de membres de leur famille s’étaient présentées dans les bureaux de l’association pour demander une aide juridique. Voir : Conditions not Conflict: Promoting Women’s Rights in the Maghreb through Strategic Use of the Marriage Contract (Des garanties, pas des conflits : La promotion du droit des femmes au Maghreb par une utilisation stratégique du contrat de mariage), Global Rights (2008).

 

Agression sexuelle

  • Écosse – L’appui apporté par le gouvernement écossais à la campagne coordonnée d’une ONG contre l’agression sexuelle a abouti à l’organisation en Écosse d’une campagne nationale quinquennale de marketing social. Le marketing social utilise les principes du marketing commercial et publicitaire pour faire évoluer les normes et comportements sociaux. Les messages étaient axés sur le fait que les femmes ne sont pas responsables de la violence qui leur est faite, et des slogans illustrés tels que « aucun homme n’a le droit » figuraient sur les autobus, sur les panneaux publicitaires et autres lieux publics. Voir : Étude approfondie de toutes les formes de violence à l’égard des femmes du Secrétaire général des Nations Unies, 97 (2006).
  • Cap-Vert – En 2004, la République du Cap-Vert a lancé la campagne Rompre le silence (en portugais) visant à sensibiliser les victimes et la population en général sur le problème de la violence et sur la nécessité de la signaler aux autorités compétentes. Financée par l’UNFPA, la campagne a duré un an et a couvert l’ensemble du pays, avec des effets positifs comme l’ont montré l’accroissement des rapports de violence et du nombre de victimes demandant de l’aide. La campagne a été menée par l’intermédiaire de spots publicitaires radiodiffusés ou télévisés, de panneaux publicitaires ou de pages achetées dans la presse écrite, de tracts et de réunions de sensibilisation, ainsi que par la formation et le renforcement des capacités des spécialistes de la région sur le sujet de la violence sexiste. Le message principal était que les victimes devaient signaler les violences aux autorités et demander de l’aide car c’est là le seul moyen de les faire cesser.
  • Mongolie – Le Centre national contre la violence (en anglais) a rempli un vide en diffusant aux principaux décideurs mongols des informations sur la violence à l’égard des femmes, dont l’agression sexuelle. Le Centre diffuse un bulletin trimestriel, « Khelkhee », aux membres du parlement, aux responsables de l’État, à la police, aux magistrats et au public. Ce bulletin met en exergue les nouvelles données concernant la violence, les normes internationales et les actions locales liées à la violence. Voir : Organizations Addressing VAW: Mongolia (Les organisations luttant contre la violence à l’égard des femmes : Mongolie), UNIFEM-ESEAsia.

 

Harcèlement sexuel

  • Europe – En 1998, le projet Daphné de l’Union européenne a financé avec des syndicats espagnols, suédois et irlandais une initiative destinée à sonder les syndicalistes à propos de l’expérience qu’ils avaient du harcèlement sexuel et à les sensibiliser sur le sujet. Le projet, dénommé Pandora, a attiré l’attention de l’opinion sur les résultats de l’enquête par le biais de conférences de presse et de campagnes de publicité, tout en élaborant un guide sur le harcèlement sexuel à l’intention des syndicats et des travailleurs. Voir : Exemple de projet Daphné : Mettre un terme au harcèlement sexuel sur le lieu de travail. En 2006, plusieurs pays de l’Union européenne ont engagé une campagne de sensibilisation sur le harcèlement sexuel au travail. Celle-ci ciblait les jeunes femmes, les femmes à la recherche d’un premier emploi et les femmes qui avaient vécu le harcèlement sexuel au travail. La campagne, d’une durée d’un mois, a été exécutée dans quelques villes de Finlande, de Grèce, de Lettonie, de Lituanie et de Pologne. Voir : Work as a safe place for woman - Information campaign against woman sexual harassment at work (Le lieu de travail est un endroit sûr pour les femmes - Campagne d’information contre le harcèlement sexuel au travail), Daphne Toolkit.

 

Traite des personnes à des fins sexuelles

  • Cambodge – Dans le cadre d’une campagne coordonnée par l’ONG Banteay Srei, des émissions sur la traite des personnes à des fins sexuelles et sur les autres formes de violence sexuelle ont été diffusées par radio sur l’ensemble du territoire. Ces émissions étaient composées d’interviews de représentants de l’État et d’épisodes dramatisés écrits par des associations de femmes assistées d’experts juridiques. Le projet comprenait également l’organisation de tests de connaissances : des contrôleurs rassemblaient des membres de la communauté pour leur faire écouter les émissions et testaient leurs connaissances en matière de violence à l’égard des femmes avant puis après les émissions. Voir : UNIFEM, A Life Free of Violence is Our Right! (Vivre sans violence est notre droit !), p. 17 (2007).
  • Israël – La Médaille officielle d’honneur pour la lutte contre la traite des personnes a été créée en Israël pour sensibiliser l’opinion et encourager les pratiques prometteuses en matière de lutte contre la traite des êtres humains. Les médailles sont décernées chaque année à un organe de l’État, à une personne morale et à une personne physique ayant contribué de manière significative à la lutte contre la traite des êtres humains. La cérémonie de remise des médailles a lieu le 2 décembre, date de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage et, bien que ces distinctions ne soient accompagnées d’aucun prix en numéraire, elles manifestent la reconnaissance due à ceux qui, en Israël, ont fait un excellent travail dans la lutte contre la traite des personnes. Les prix ont été institués en 2007 par la Résolution gouvernementale n° 2671.

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